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Numéro Quattre

Des extra-terrestres, qui vivent sur Terre et nous ressemblent, subissent une effrayante malédiction. Dans Numéro Quatre, produit par Michael Bay, DJ Caruso signe un film de genre. Magistral ! Ils ont l’apparence humaine, mais, comme I chacun sait, il convient de se méfier des apparences… Neuf Aliens se sont enfuis de leur planète d’origine, Lorien, où il ne fait plus bon respirer, pour se cacher sur Terre et échapper à une malédiction mortelle. Les neuf héros, chacun désigné par un numéro, ont beau être promis à développer des super-pouvoirs à l’âge adulte, un terrible sortilège les poursuit et leur vaut d’être tués selon l’ordre croissant de leur numéro. Leurs ennemis ? Les Mogadoriens, d’autres Aliens qui sont prêts à tout pour les décimer. Les numéros Un, Deux et Trois sont déjà passés de vie à trépas. C’est dire l’angoisse qui tenaille légitimement le numéro Quatre, baptisé John Smith. Ce dernier se cache dans une petite ville anodine de l’Ohio et tente de survivre sous l’aspect d’un adolescent ordinaire. Il rencontre Sam, un garçon passionné par le surnaturel et fait surtout connaissance avec Sarah, une jolie jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Numéro Quatre va-t-il échapper à son destin ? Va-t-il parvenir à se protéger et à protéger ceux qu’il aime ? Telles sont les angoissantes questions à l’œuvre ici…
À l’instar de Harry Potter ou Twilight, Numéro Quatre est l’adaptation d’un livre à succès, redevable à Pittacus Lore, un pseudo derrière lequel se cachent deux signatures visiblement très compétentes : celles de Jobie Hugues et James Frey. Excités par les potentialités dramatiques de cette étrange histoire, Steven Spielberg et Michael Bay ont acquis les droits du livre pour l’adapter pour le grand écran. Une riche idée ! Mené de
main de maître, Numéro Quatre entraîne en effet dans un récit stupéfiant d’habileté où la paranoïa et la peur sont exploitées pour le meilleur et… le meilleur. Aux manettes de la réalisation : DJ Caruso (Taking lives, L’œil du mal…], un metteur en scène qui maîtrise l’art du suspense et de l’efficacité. Dans Numéro Quatre, le réalisateur, bien aidé dans sa tâche par ses jeunes acteurs épatants, excelle à entremêler la réalité a priori la plus banale avec le surnaturel le plus troublant. Résultat : un sans-faute. En plus de la (re)découverte de ce film trépidant qui connut un beau succès lors de sa sortie en salles il y a quelques mois, de copieux bonus prolongent le plaisir : avec entre autres un bêtisier et plusieurs scènes coupées du montage final et commentées par DJ Caruso en personne.

Publié le 20/08/2011

 

 

 

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