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Le chat du rabbin

En adaptant au cinéma Le Chat du Rabbin, sa bande dessinée la plus célèbre, Joann Sfar signe une nouvelle merveille de fantaisie et d’humour. Alger années 1920. Le rabbin Sfar vit en compagnie de sa fille Zlabya, d’un perroquet bruyant et d’un chat espiègle. Ce dernier ne manque pas de ressources et d’imagination. La preuve : il dévore le perroquet et se met à son tour à parler pour ne dire que des mensonges… Furieux, le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa Bar Mitsva ! Voici le début d’une série d’aventures plus délirantes les unes que les autres. Décidément, rien ne résiste à Joann Sfar ! Auteur à succès de la nouvelle bande dessinée française, cinéaste très convaincant (son premier film, Gainsbourg, vie héroïque, a légitimement cartonné au box-office et valu un César amplement mérité à Éric Elmosnino), l’homme a également été récemment commissaire d’exposition (Brassens à la Cité de la musique, à Paris, c’était lui) et ne cesse d’initier de nouveaux projets excitants. Bref, Joann Sfar a le vent en poupe et en profite. Assailli depuis plusieurs années par les producteurs en vue d’une adaptation sur le grand écran de son best-seller, Le Chat du Rabbin, Sfar a refusé toutes les propositions car il avait son idée derrière la tête : mettre lui-même en scène sa BD et signer ainsi son premier film d’animation. C’est chose faite. Et plus que bien faite… Dans Le Chat du Rabbin, le film, Sfar reste fidèle à l’esprit et à la forme de sa BD. En racontant l’histoire surréaliste du rabbin Sfar, de sa fille Zlabya et du chat doué de parole, le cinéaste promène son imaginaire à Alger dans les années 20 puis partout en Afrique. Il enchaîne les saynètes aux délires visuels sympathiques et délivre un message humaniste que personne n’osera contredire : on a bien le droit d’aimer les gens quelles que soient leurs croyances religieuses. Mêlant les technologies modernes (3D) et les méthodes les plus artisanales (dessins à la plume et à l’encre de Chine), Le film impose en douceur son charme, son éclairage raffinée, sa lumière resplendissante, ses couleurs pétantes et son humour félin. Bref, impossible de ne pas être ravis de voir le chat s’animer ! Les fans de Joann Sfar, et plus généralement les amateurs de films d’animation, seront également enchantés de découvrir en bonus un passionnant making-of revenant sur la genèse du projet, le travail en coulisses des acteurs qui prêtent Leur voix aux personnages, la création des décors et les différentes techniques utilisées.

Publié le 06/11/2011

 

 

 

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